You are currently browsing the category archive for the ‘Noir et Blanc’ category.

La Servante / La Maison et la Faute

Kim Ki-young (1960)

Joe Weerasethakul

Ela Orleans, Dirty Beaches, Slim Twig & US Girls – Statement (2012) [Clan Destine]

Sorti chez Clan Destine Records

Dans Le Lit de la Vierge (Garrel, 1969)

« C’est une version alternative de The Falconer (le fauconnier), restée inédite sur disque encore aujourd’hui, un titre que Nico avait écrit pour Andy Warhol (qui, de son côté, venait de finir un autre film sur l’atavisme du Christ: Imitation of Christ) et offert à Philippe Garrel, le don d’une chanson scellant ici un pacte d’amour. J’offre une chanson à ton film, mon film fait une place à un de tes morceaux. La forme encore à l’état de maquette en renforce le caractère privilégié et neuf – ça reste dans l’offrande spontanée, dans le secret des amants. Ce qui est scellé, au-delà de cet amour qui ne regarde qu’eux, c’est la rencontre sur un territoire commun. The Falconer est l’un des premiers morceaux de Nico à affirmer un langage intemporel, une écriture qui n’a plus rien à voir avec la pop music des années 60 ni même avec le krautrock planant émergeant alors en Allemagne. C’est un psychédélisme anachronique qui ne désire pas se situer quelque part sur la ligne du temps. C’est aussi un espace sans espace, un espace quelque part dans l’espace. Une prière dans le désert ».

Extrait du texte Atavisme – Notes sur Le Lit de la Vierge par Philippe Azoury. Livret accompagnant le DVD du film chez RE:VOIR (2006), p.14-15.

Nightfall (1957)

Sublime découverte. Documentaire de Bruce Weber (1988) sur le légendaire trompettiste. Dans sa manière de naviguer entre les images d’archives (émissions, captations et films) avec Baker et le présent de l’entretien, le cinéaste donne à voir le travail de mémoire et d’oubli au coeur de toute entreprise de portrait d’artiste. Weber creuse cette figure dans toutes ses contradictions (la drogue, ses femmes) par le montage des discours et le ton des entretiens gardés à l’écran. Chet Baker en perdant magnifique irradie le noir et blanc visqueux et sculptural du film. La mort au travail [on pense beaucoup à Nick’s movie (Ray, Wenders 1980)] plane dessus tout en ménageant des fragments fictionnels de recommencements. La voix de Baker trouve là son éternité. Comme les raccords entre deux époques sur la voix de Neil Young chez Jim Jarmusch dans Year of the horse (1997)

Archives

Archives

https://twitter.com/#!/PiloteAbilene