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« Ces visages de femmes (femmes véritables ou travestis, Schroeter a toujours refusé de faire la différence), il les avait choisis parmi une petite élite de filles tragiques qui avaient en commun d’avoir désigné la mort pour horizon possible à leur destinée amoureuse. Elles pouvaient en rire, ou danser dessus. Elles pouvaient même laisser une autre voix chanter à leur place la profondeur de leur douleur. C’est dire si elles avaient pris leurs distances avec l’idée de possession. Elles s’approchaient d’une familiarité dangereuse avec la disparition, et avec elles Schroeter laissait déjà entrevoir l’idée qu’il pourrait faire de la mort une sorte de compagne philosophique. En tirer une morale: s’abandonner en même temps qu’on laisse partir les choses, par exemple. Le genre de leçon qui s’apprend en une vie. »
Philippe Azoury, A Werner Schroeter, qui n’avait pas peur de la mort, Capricci, 2010, p.8-9.

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